Alors qu’on le croyait plutôt réservé aux milieux du cyclisme ou de la musculation, le dopage touche en réalité quasiment tous les sports, et même la course à pied n’est pas épargnée par le phénomène. Un sujet parfois tabou sur lequel il se pose encore beaucoup de questions auxquelles les autorités tentent de répondre à coups de tests inopinés et de sanctions. Sujet tabou dans certains milieux, nous abordons dans cet article la question du dopage dans la course à pied.

D’abord, définissons ce qu’est le dopage

Le dopage c’est la prise de substances ou l’utilisation de procédés qui vise à modifier artificiellement les capacités naturelles physiques d’un sportif. Mais pourquoi se dope t-on ? L’utilisation de produits dopants peut répondre à plusieurs besoins : perdre du poids, augmenter sa masse musculaire, conserver son énergie même pendant un effort intense, et plus globalement se dépasser physiquement afin d’augmenter ses performances. La prise de ces produits n’est pas sans risque pour la santé, et les effets secondaires peuvent être très graves.

Plusieurs types de dopants et leur dangers

Les stimulants pour accroître la concentration et réduire la fatigue

Les amphétamines, la cocaïne, l’éphédrine et ces produits dérivés sont des stimulants. Ils sont consommés pour réduire la sensation de fatigue, augmenter l’agressivité et perdre du poids.
Ces produits agissent sur le coeur et le cerveau. L’abus de ces substances peut entraîner des troubles psychiatriques et des états de grande faiblesse.

Les anabolisants pour augmenter la force et l’endurance

Le nandrolone, le stanozolol, etc. sont des agents anabolisants dérivés de la testostérone, l’hormone sexuelle mâle. Ils agissent sur les tissus musculaires et augmentent la force, l’endurance, et diminuent la douleur. L’abus d’anabolisants peut provoquer des maux de tête, des saignements de nez, une sévère poussée d’acné, des déchirures musculaires, des problèmes de foi, en plus d’entraîner une dépendance physique.

Diminuer la fatigue et ne pas sentir la douleur

Les corticostéroïdes stimulent le cerveau et augmentent la tolérance à la douleur.
Pour les coureurs, l’abus de ces substances peut entraîner une fragilité au niveau des tendons et des déchirures musculaires. On peut observer aussi une chute des performances, et une défaillance cardiovasculaire.

Améliorer l’endurance

L’EPO est un produit qui stimule la production de globules rouges. Ainsi, il augmente l’oxygénation des muscles et améliore l’endurance.
L’abus d’EPO peut conduire à une embolie, une hypertension ou des troubles vasculaires.

Des produits légaux pour booster vos performances

Au même titre que le trenbolone est maintenant illégal dans le milieu du culturisme, il existe des compléments alimentaires tout à fait autorisés que vous pouvez prendre pour booster vos performances. Avant de choisir votre produit, vérifiez bien qu’il dispose de la norme AFNOR NF V94-001, qui garantit l’absence de substances interdites dans la composition du produit.

Les produits dopants dans la course à pied

Les coureurs fautifs usent de produits dopants pour par exemple courir le 10km en moins de 40 minutes ou bien passer sous la barre des 2h30 sur un marathon. Il peut s’agir également de pouvoir courir un ultra trail éprouvant physiquement. Petit à petit, la recherche du chrono peut devenir obsédante, conduisant alors à la prise de produits illicites. De nombreux coureurs sont de véritables héros et figures emblématiques de la course à pied. Dans d’autres sports, il y a des cas très célèbres comme le cycliste américain Louis Armstrong qui a été bannis du Tour de France et plusieurs années après avoué s’être dopé. Marion Jones, célèbre sprinteuse américaine s’est aussi fait prendre. En course en pied, si de nombreux records sont allègrement battus, on peut légitimement se poser la question de savoir si tel athlète est clean. En septembre dernier, le coureur kényan Too Lazarus a pulvérisé le record du marathon de Tours en seulement 2 heures 12 minutes et 29 secondes. Or, ne voilà-t-il pas que ce coureur est déjà suspendu par sa propre fédération d’athlétisme depuis 2017. L’organisation a dû suspendre son titre et ses primes à lui ainsi qu’à son manager.

La lutte anti-dopage continue

Dans un monde moderne où l’on exige toujours plus de performances, une minorité de coureurs sont prêt à tout pour atteindre un objectif. En réalité pourtant, on ne sera jamais aussi parfait et fort qu’on ne le souhaite. Faire un chrono en usant de produit dopants c’est avoir une idée biaisée de ses réelles performances. Le sport permet de se découvrir et de se construire en tant qu’Homme. Chacun à son rythme, courir doit rester un plaisir.

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